Entre foi et étoiles
athée
adjectif et nom
(grec atheos, sans dieu)
- Qui ne croit pas en Dieu, nie l’existence de Dieu, de toute divinité ; incroyant.
Jusqu’à l’intervention, presque divine, d’une personne dont le chemin a croisé le mien très récemment. Pour préserver son anonymat, je l’appellerai Étoile.
La personne que je suis aujourd’hui n’est plus tout à fait celle que j’étais il y a encore trois jours. Quelque chose a changé au plus profond de moi. À travers ces lignes, je vais tenter d’exprimer ce bouleversement. Non pas pour vous convaincre, mais simplement pour partager cette forme d’illumination.
Je me suis toujours défini comme athée, car je ne me reconnais dans aucune religion ni dans ce qu’elles représentent. Cela ne signifie pas que je renie toute existence de figures comme Jésus — je suis même persuadé qu’il a existé — mais je pense que son histoire a été altérée au fil du temps, transformée par les récits et les interprétations.
Je ne crois pas aux institutions religieuses, ni à leurs symboles ou idéologies. Certes, elles transmettent parfois de belles valeurs, mais elles portent aussi leur lot d’incohérences.
Et pourtant…
Je me suis toujours dit athée, alors qu’au fond, je crois en quelque chose. Quelque chose de divin, de cosmique, de vaste, d’immatériel. Je crois en l’Univers.
Je crois aux énergies, positives et négatives. Je crois aux âmes. Je crois à une forme d’élévation de la conscience, vers un monde encore plus grand, encore plus beau que celui que nous connaissons.
Moi qui me disais athée, je me suis souvent retrouvé, assis dehors sous un ciel étoilé, à parler à l’Univers. À lui demander des signes, des réponses, pour savoir si je suis sur la bonne voie.
Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai vu la plus belle étoile filante de ma vie… et j’ai fait un vœu.
Je me surprends aussi à parler à voix haute, comme si je m’adressais à quelqu’un. À des proches disparus.
Je me surprends à ressentir des affinités étranges dans certains domaines, comme si elles provenaient d’une autre existence.
Lorsque Étoile est entrée dans ma vie, j’étais encore persuadé de cette certitude : je suis athée, et rien ne me fera changer d’avis.
Et pourtant…
Peu après notre rencontre, elle m’a posé une question simple, mais déstabilisante :
"Tu es sûr d’être athée ? Parce que pour quelqu’un qui croit autant en l’Amour et en l’Univers, ça n’y ressemble pas vraiment."
Je vous épargne les détails, mais cette phrase m’a arrêté net. Je me suis retrouvé surpris, reculant intérieurement, le regard perdu, me disant :
"Attends… je n’avais jamais vu les choses comme ça."
Alors j’ai réfléchi. Nous en avons parlé. Et peu à peu, une évidence s’est imposée. Une réponse qui était là, depuis toujours, juste sous mes yeux — révélée par ce qu’Étoile venait de mettre en lumière.
Oui.
Je crois.
Je crois en l’Univers. Je crois en une force puissante, non pas pour nous diriger, mais pour nous guider — si nous choisissons de l’écouter. Une force qui nous parle à travers des signes, visibles seulement si l’on accepte de les voir.
Je crois aussi en l’Amour.
La force la plus puissante qui soit à mes yeux. La seule « drogue » que je m’autorise.
Un nectar aussi doux qu’intense, qui me donne envie de serrer les dents tant il est puissant, qui me pousse à déplacer des montagnes, à briser les codes, à réécrire l’avenir.
Je n’aurais jamais imaginé parler aussi vite d’une nouvelle personne dans le livre de mon âme. Pourtant, j’ai la sensation qu’Étoile va bousculer, transformer et faire évoluer bon nombre de mes convictions dans les jours à venir.
J’ai cette étrange certitude que l’Univers l’a placée sur mon chemin. Et cela fait bien trop longtemps que j’ignore ses messages.
Alors cette fois, je choisis d’écouter.
De comprendre.
D’accueillir.
Je garderai Étoile sur ma route aussi longtemps que l’Univers l’aura décidé.
Que celles et ceux qui me lisent en soient témoins :
Univers, j’accueille ce que tu m’envoies, et j’en ferai bon usage.
Quelle que soit la durée de ce chemin à deux, je t’en suis déjà reconnaissant.Car je crois en toi… autant que tu crois en moi.Et toi et moi savons que ce n’est pas la durée qui compte.
Je te vois, Univers.Je te vois.
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