Miroir miroir, dis moi qui est le plus beau.
Je suis devant cette page blanche, j'ai envie d'écrire mais je n'ai pas d'idée de sujet, j'ai trop de choses qui se bousculent dans ma tête.
Je suppose que ça sera un de ces articles où tout part dans tout les sens au départ et que au fil de l'article, le sujet se dessinera. De toute façon, ce foutu blog c'est mon journal intime, alors pour ceux que ça intéresse, installez-vous confortablement, pour le reste, ALT+F4.
J'ai envie de vous parler d'une situation dans laquelle j'ai été confronter récemment et qui m'a mit très mal à l'aise et depuis ce jour, je n'arrête pas d'y penser.
Pour vous mettre dans le contexte, il y à 11 jours, j'ai reçu des amis très proche à la maison, des amis vieux de bientôt 30 ans, rien que ça, et durant un enchaînement de sujet, l'une m'interpelle et me dit quelque chose qui ressemble beaucoup à ceci : " Mais pourquoi tu te rabaisse toujours ? T'es un mec génial, souriant, marrant, loyal, solaire, intelligent,..."
Ai-je pris la grosse tête de parler de ça ? Non, mais vous allez comprendre mon cheminement, ou du moins je vais le comprendre car techniquement, je me parle à moi-même ici.
Depuis très très longtemps, j'ai le syndrome de l'imposteur, c'est à dire que j'ai cette sensation de ne jamais mériter où je me trouve et avec les gens avec lesquelles je me trouve, c'est d'ailleurs une des raisons de ma "réussite" professionnelle, je ne cesse de me surpasser et de faire en sorte qu'on me tap tap la tête en me disant "C'est bien, tiens voici ta récompense, file au panier" et ce syndrome, je l'ai aussi dans ma vie privée.
Vous commencez à comprendre où je veux en venir ?
A contrario de ma vie professionnel, ce syndrome ne m'oblige pas à donner le meilleur de moi-même dans ma vie privée, au contraire, c'est un conflit interne incessant, c'est pour cela que j'aime comparer ma vie sociale à des montages russes à dent de scie et je suis persuader que ça finira par une roulette.
Je me connais, cela fait 32 ans que je m'étudie, je sais qui je suis, ce que je vaux, ce que je mérite, parlons peu, parlons bien, ma chère amie a raison, mon alter ego sur de lui, qui inspire et respire la confiance vous dirais que, OUI, je suis une personne incroyable, malin, marrant, loyal, généreux, solaire et que je mérite une femme à la hauteur de mon élévation.
Et puis tu as l'autre côté, celui qui a ce syndrome, qui va démonter chacun des ces mots un par un et c'est la chute, l'huile sur le feu, ce côté là, jamais personne ne le vois ni l'entends, il ne se montre qu'ici, c'est d'ailleurs lui qui vous écris à chaque fois et non l'autre péteux.
Ma tête est un éternel combat, et je pense que c'est ce combat constant qui m'a construit petit à petit, avec l'aide de ma vie jusqu'à aujourd'hui bien entendu, et c'est là où ce combat est contradictoire car d'un côté, ce combat me fatigue mais d'un autre, sans lui, je ne serais pas la personne que je suis aujourd'hui.
Plus je vieillis, même si je suis physiquement déjà assez vieux, moins j'ai cette sensation de devoir prouver aux autres la personne que je suis, quand je parle des autres, je ne parle pas de mes amis proches car eux savent déjà, je parle bien entendu des futurs personnes qui croiseront ma route, à eux, je dis : " Ne soyez pas désarçonner par la confiance en moi que j'ai, cela fait 32 ans que je parle à un miroir, je me connais à la perfection et oui, je suis une putain de personne incroyable. Je commence à vomir du soleil, j'ai assez garder ma lumière enfermer dans mes limbe, il est temps que cette lumière jaillisse et vous aveugle de la personne que je suis. Si vous ne voyez pas la lumière que je suis, c'est que vous n'avez pas mis vos lunettes de soleil protection UV indice infini."
Vous voyez à quel point c'est désagréable lorsque je laisse l'autre con parler ?
Mais ce qui est sûr, c'est que je n'ai plus rien à prouver à qui que ce soit, je suis la personne que je suis, j'ai des amis et une famille pour qui je donnerai ma vie si il le fallait et c'est tout ce qui m'importe en ce moment.
Je mérite de trouver cette personne qui me fera vibrer et qui je ferais vibrer en retour, je sais qu'elle est là, quelque part, elle ne le sait pas encore, moi également, mais on se cherche, et qui cherche... trouve.

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